Welcome..

Welcome..
Welcome to paradize...
Et si notre pays que l'on dit être un paradis dans ces pays qui connaissent la misère et la guerre était sur la mauvaise pente?
Si notre pays avait perdu un peu de son prestige côtéé droits de l'homme depuis qu'un certain petit hommeétait monté dans les sondage...

La France s'est elle endormie ac le tps?
La France se croyait-elle à l'abrit?

Les français, si imbus d'eux même, se serraient-ils laissés avoir par ces belles paroles???

Et bien moi, ans cette France qui se tait, dans cette France qui a peure, je me demande ou nous allons....

Welcome nous dresse le portrait d'une France qui hésite. Cette France qui n'a que deux choix à calais: aide à personne en situation irrégulière ou non assistance à personne en danger. Qu'aurais-je fait? Un citoyen ne se doit-il as de désobéire à la loi si elle est mauvaise? Je n'arrive pas à coire qu'en France un homme ait eut l'idée de créer des centres de rétention pour personnes en situation irrégulière. Mais quel fut leur crime? Celui d'avoir cherché une terre meilleure, un travail, un peu de paix...
Ou allons nous?
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# Posté le mardi 24 mars 2009 15:10

Modifié le dimanche 05 avril 2009 19:49

Tears and fears...

All these memories which seemed to have vanished in the haze in only few seconds...
What hapenned to our lives?
2 looks, some memories, sweet dreams.

I'll miss you all my life.
How could I forget your voice?
How could I forget your hair?
How could I forget your smell and your eyes?

You just had grown up before me.
You left juste before me...

But I wasn't part f your life. Which memory will I let in your heart?
Will It be as good as the one you'll left in mine?
Not sure of that...
Who will I be for all of them in some years?
Juste a far memory of a girl who used to speak to much...

# Posté le jeudi 19 mars 2009 20:12

Europe: assenceur pour les fachos

Europe: assenceur pour les fachos
Les temps ont visiblement bien changés... Les grandes périodes de crises révèlent la véritable nature des gens... Je crois que ce documentaire sur Canal + va bel et bien révéler l'envers du décors que nous refusons de voir... Des fachos à côté de chez nous? Des fachos, non, quelques groupuscules!!! Du néo-nazisme, rèveries de gauchistes nostalgiques de 45!!
Et pourtant, les faits sont là! Du nationalisme,au fascisme, ces idées rassemblent de plus en plus de gens qui ne se cachent même plus.
La France à l'illusion de croire que le FN n'est plus... Ses électeurs se sont juste rassemblés à l'UMP! Mais qu'en est-il en Europe?
Xénophobie en Angleterre et en Irlande, néo nazisme en Allemagne et en Turquie, fascisme en Italie et en Espagne.

Et après??? Que restera-t-il pour notre génération? Guerre, destruction et fin de siècle!
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# Posté le jeudi 12 mars 2009 10:08

Parait-il, il est timide...

Parait-il, il est timide...
Mais pas que....

Il est beau!
Il est drôle!
Il est caustique!
Il est sensible!
Il est poète!
Il est intelligent!
Il est bon musicien!
Il est compositeur!
Il est interprète!
Il est merveilleux chanteur!
Il a des airs de Johnny Depp!
Il est sexy!

Il a un gosse au nom shakespearien!! sa énerve, mais pas de là à en faire une chanson!^^

Il écrit bien!
Il a un humour grinsant!
Il est tendre!!
Il est excellent comédien!!

Il est marié!!!!!!!! GRRRRRRRRRRRRR!!!^^

Ah que sa enerve un mec parfait qui n'est malheureusement pas dans votre lit!!! Enfin je dis ça, c'est pas pour moi, moi je m'en fiche un peu (quoi que..)
Bref, son nom??? Xavier Merlet!! Vous ne l'aviez pas reconnu??? INCULTES!!
Son actu?? Un nouvel album magnifique! Clacfricland. Drôle, plus fouillé musicalement que les précédents albums, plus aboutit, plus personnel... Et pourtant, toujours aussi drôle! Sans fausse note, il taille un costard à notre société!! C'est bon, sa se savoure!!! Merci Monsieur Xavier de faire si bien "vibrer nos salles de province!!! "

# Posté le dimanche 01 mars 2009 19:06

jeu de mains, jeu de vilain...

jeu de mains, jeu de vilain...
Mais alors quand on y vas à la sandales, y a pas de problème, on oserait même demander la bénédiction du saint père.... Dit Benoît, on peut jeuter nos converses sur Sako et Pécresse???

Darcos en serait prèsque jaloux, lui qui n'a reçu pour le moment aucune des 274097 chaussures lancées à la jolie tête de nos élus!!! Qui a dit que les universitaires n'étaient pas remontés???

Ce jeux rend compte de l'Etat de la mobilisation dans les facs, pas mal pas mal, on dirait que l'université de Pau est la plus en rogne, avec Lyon 1 et Toulon... A moins que ce ne soit l'oeuvre de quelques geeks!!!

Petits rappels en chiffres:

Rennes 1 et 2 rassemblées ont lancées 95223 chaussures à ce jour et se classe respectivement 15ème et 18ème au classement général.
Nantes surmotivée est 30ème du classement et a ratrappée son retard de 10 places avec 31469 lancées!! clap clap, bel effort!
Quant à Tours mon université, elle est 46ème avec 17407 chaussures lancées, peut mieux faire mais fait déjà de gros efforts!!!
Chers amis tous à vos converses, escarpins, et autres baskets pour faire grimper vos facs au classement des sandales!!!!!

# Posté le dimanche 22 février 2009 17:42

Le Monde. Formation des professeurs : parents d'élèves, si vous saviez...

"Le projet de réforme de la formation des maîtres entraînera un dramatique recul pour notre école publique. Qu'on en juge ! Aujourd'hui, après la licence et une année de préparation du concours, les lauréats ont le statut de professeur stagiaire.
Ils sont rémunérés durant leur cinquième année d'étude et leur formation se déroule en alternance dans des écoles internes d'universités, les instituts universitaires de formation des maîtres (IUFM) et dans des établissements scolaires. C'est ainsi que les futurs professeurs des écoles se voient confier des élèves, en pleine responsabilité, lors de stages occupant un tiers de l'année, dans trois classes différentes.


Ce n'est pas parfait. Cette formation est trop courte, elle souffre d'une insuffisante prise en compte des gestes professionnels, d'une trop faible articulation entre la pratique et les apports qui l'éclairent (savoirs disciplinaires, didactique, pédagogie, psychologie, sociologie, histoire de l'école...). Nous ne nous satisfaisons donc pas du statu quo : il faudrait concevoir une formation professionnelle plus longue, qui donne toute sa place à la formation universitaire et joue à fond la carte de l'alternance.
Fallait-il donc rayer d'un trait de plume le système actuel, sans aucune évaluation préalable, et le remplacer aussi vite par un autre, différent et sans équivalent ailleurs ? Qu'il faille dispenser une formation disciplinaire de large spectre aux futurs enseignants dans les deux années suivant la licence pour les rendre capables d'intégrer de nouvelles connaissances dans leur enseignement tout au long de leur carrière, cela fait consensus. Qu'il faille renforcer leur formation sur les plans didactique et pédagogique, cela aussi est incontestable. Et que l'on reconnaisse ce plus haut niveau de formation par la délivrance d'un master en est une suite logique. Mais la condition impérative pour que cela soit possible, c'est le maintien de la formation par alternance. Or ce n'est pas du tout ce que prévoit le nouveau dispositif, applicable dès septembre.
Pendant leur formation, les étudiants ne disposeront au mieux que d'un mois de stage pour s'exercer au métier, mais tous n'en bénéficieront pas car il n'est pas obligatoire d'en prévoir dans le cursus. Et comment le pourrait-on quand le ministère promet 40 000 stages pour... 150 000 étudiants ? Heureusement d'ailleurs pour les rectorats, bien incapables de répondre à la demande, notamment dans les académies qui ont le plus de candidats.
Et même quand les étudiants auront un stage, leur obsession légitime sera de réussir le concours : ses épreuves se situent en janvier et juin de la 2e année de master. Et il est évident que leur préparation empêchera aussi de s'engager dans les recherches qu'exige le mémoire de master.
Ensuite, après cette "formation", les débutants devront assurer seuls, sans accompagnement véritable, un enseignement à plein temps à l'année. Ainsi le professeur des écoles qui aura fait un stage d'un mois (dans le meilleur des cas) au CM1 pourra se voir confier, sans expérience préalable, un CP ou une classe de maternelle ! Et le jeune professeur de maths ou d'histoire qui aura pu s'entraîner quelques heures (mais pas toujours) dans une classe de 1re devra enseigner d'emblée à cinq ou six classes allant de la 6e à la 3e dans un collège de banlieue ! Premiers pas inoubliables dans le métier...
Donnerait-on le permis de conduire à des candidats qui n'auraient jamais pris le volant ? Que dirait-on d'une formation d'infirmières qui apprendraient dans les livres à faire les piqûres ? C'est pourtant ce que le ministère s'apprête à décréter. Les conséquences sont hélas prévisibles : les débutants auront du mal à gérer la classe et, malgré eux, ils mettront souvent leurs élèves en difficulté. Les inspecteurs et les chefs d'établissement seront submergés de plaintes, le pourcentage de démissionnaires augmentera, on créera des "cellules de soutien psychologique"...
Cette réforme réussit par ailleurs le tour de force de susciter simultanément de légitimes inquiétudes quant au niveau de maîtrise des disciplines par les futurs enseignants, notamment en raison d'une conception hybride des épreuves des concours. La réduction de leur nombre (pour faire des économies) empêchera de s'assurer que les lauréats maîtrisent bien les savoirs et compétences nécessaires pour enseigner les disciplines scolaires. Le comble est atteint avec le concours de professeurs des écoles, qui n'aura plus d'épreuve pour vérifier de façon fiable leur capacité à enseigner le français !
Enseigner est un métier qui s'apprend, et qui s'apprend continûment, en même temps qu'une fonction sociale qui exige une permanente mise à jour des connaissances. Or, non seulement le projet ne dit rien de la formation continue des professeurs du secondaire, déjà si restreinte, mais il la met en péril dans le primaire. En effet, actuellement, les professeurs des écoles peuvent bénéficier de la formation continue parce que, lors des stages de formation initiale, leurs jeunes collègues les remplacent dans leur classe. En divisant par trois la durée de ces stages, on anéantit la formation continue. On tourne le dos aux conditions du progrès de l'école.
La logique globale semble d'abord budgétaire : la suppression du statut de fonctionnaire stagiaire rémunéré équivaut à un plan social de 20 000 postes. Ce sera aux familles de payer les études... Du moins, celles qui le pourront. Cette logique est injuste.
Mais le projet met aussi à mal l'égalité territoriale. Le caractère national des concours est fragilisé, dans les départements ruraux, l'existence des sites IUFM installés dans les anciennes Ecoles normales est menacée et le gouvernement a engagé les universités dans une concurrence sauvage : on ne peut plus être sûr qu'on formera les mêmes enseignants d'une région à l'autre ou au sein d'une même région tant les conceptions du métier varient d'un projet à l'autre.


Est ainsi en train de se rompre le lien consubstantiel établi depuis Jules Ferry entre l'école, les maîtres et la République, celui d'une formation définie et maîtrisée par l'Etat. Nous assistons à la dénationalisation de la formation des maîtres, le coeur de l'école publique. Pourquoi les citoyens ne sont-ils pas informés de cette réforme essentielle ? Pourquoi le Parlement n'en est-il pas saisi ?

Depuis l'automne, ce projet fait l'unanimité contre lui. La plupart des universités ont demandé un moratoire pour permettre que s'engage une négociation sérieuse autour d'une vraie réforme, plus nécessaire que jamais, à un moment où le métier est de plus en plus difficile. Mais elles ne sont pas entendues.
Pour l'instant, cette obstination a un résultat évident : la pagaille dans le monde universitaire. Le retour des projets de master est imposé pour le 15 février, mais les dernières précisions du ministère datent du 15 janvier et les textes officiels sur les épreuves des concours ne sont toujours pas parus...
Que faire devant tant d'irresponsabilité et tant d'irrespect envers les acteurs de la formation ? Au regard des délais, il n'y a plus d'autre solution : les parents d'élèves, appuyés par les parlementaires et les élus locaux attachés à la qualité de notre école, doivent demander l'arrêt d'urgence de ce train fou. Nous en sommes convaincus, le gouvernement devra alors cesser de s'entêter et retirer sa "réforme", maintenir une année de plus les concours actuels, prendre le temps d'évaluer l'existant et organiser l'indispensable négociation. C'est l'esprit républicain et c'est le simple bon sens. Mais il faut agir vite."

Sylvie Clabecq, professeur IUFM Pays de Loire, université de Nantes ;
Guy Couarraze, président de l'université Paris-Sud-XI ;
Claudine Garcia-Debanc, professeur des universités, IUFM de Midi-Pyrénées, université Toulouse-II-Le Mirail ;
Sylvain Grandserre, professeur des écoles, directeur (Seine-Maritime), prix Louis Cros 2007 ;
Hervé Hamon, écrivain, auteur de "Tant qu'il y aura des profs" et éditeur ;
Jean-Jacques Hazan, président de la Fédération des conseils de parents d'élèves de l'école publique ;
Philippe Joutard, historien, ancien recteur ;
Jean-Pierre Kahane, mathématicien, membre de l'Académie des sciences ;
Georges Molinié, président de l'université Paris-IV (Sorbonne) ;
André Ouzoulias, professeur agrégé, IUFM de Versailles, université de Cergy-Pontoise ;
Sylvie Plane, professeur des universités, IUFM de Paris, université Paris-IV.
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# Posté le mardi 10 février 2009 19:21

MOBILISATION!!!!!

MOBILISATION!!!!!
Je dois en emmerder plus d'un avec ma fichu grève!! D'autant qu'un étudiant n'a aucune légitimité de faire grève!
Cependant, je tiens à faire un p'tit rappel sur mon blog de l'Etat de la mobilisation étudiante et de ses fondement!

Libre à qui voudra de lire ou non, je préviens sa va être long! Nous sommes pourtant tous concernés mais certains préfèrent faire la sourde oreille...

C'est partie les amis!! Je vais essayer d'être concise et précise, qd on lit ça, on se dit que c'est pas gagné, mais bon, le tout c'est d'essayer!

Le mouvement universitaire dt parlent les médias en ce moment (en des termes plus que péjoratifs et évasifs) a commencée fin octobre dans la plus part des facultés de France par un mouvement des enseignants-chercheurs(EC). En effet, ces derniers protestent vivement depuis 4 mois contre la réforme de leur statut. Cette année le gouvernement s'attaque à un statut déjà mal valorisé! Est-il utile de préciser ici que s'il ya bien un métier non valorisé en France c'est celui de l'enseignement? Les EC devront être évalués au cours de leur carrière. Chose à priori normal pour un employeur de demander des comptes qd à l'action de ses employés. Cependant ce qui pose pb ici ce sont les modalités d'évaluation! Si le CNSU (Conseil National Supérieur des Universités) était le principal évaluateur, il semble que la loi Pécresse donnerait une partie de l'évaluation au bon vouloir des doyens de facultés et un droit de regard des entreprises privées investissant dans les universités (cf loi LRU). Comment être objectif en ce sens et ne pas laisser les matières dites peu porteuses telles que la philosophie la musicologie (je prêche pour ma paroisse dsl), ou encore les art... Qui viendra se battre pour ces filières déjà male en point une fois qu'elles auront disparue du système éducatif. De plus, un « mauvais EC » serra sanctionné par un nombre plus conséquent d'heures d'enseignement!!!! Aberration quand on suppose que donnés des cours serra une punition alors que ces salariés ont décidés d'enseigner et de faire de la recherche ne parallèle!!

En soutient aux enseignant s'est créé un noyau étudiants qui les soutenait. Cependant dans la loi relative à l'indépendance des université il s'est avéré que bcp de points posaient nombre de problèmes face à l'enseignement.
Premier point la masterisation de concours. Elle vise à monter le niveau du CAPES à bac+5 niveau master donc, au lieu de bac+3 actuellement(licence). Très bien me direz vous! Et je répondrai non!! Ce décret vise à rallonger le temps d'étude déjà bien long, et à appauvrir les contenus d'enseignement. A savoir que les années de master ne seront plus consacrés à étudier la matière que l'on va enseigner, mais à apprendre l'histoire de l'enseignement, la psychologie de l'enfant et de l'adolescent, le fonctionnement hiérarchique d'un établissement. Que cherche-t-on à travers ce décret à part alléger la connaissance des futurs enseignants et en faire des CPE par intermittence afin de libérer des postes en vue d'économies? Mais qu'Est-ce qui donne sa légitimité à un enseignant devant une classe si ce n'est sa connaissance?

Ensuite la loi LRU relative à l'indépendance des universités pose le problème de l'accès au savoir. Financement privé=résultats=regroupement des meilleurs EC dans les universités les mieux financées=droit d'inscription trop élevé pour la masse salariale=inégalité face au savoir! L'équation est simple, mais le gouvernement se cache bien d'en parler!

Enfin les suppressions de postes posent problème! Qui remplacera ces professeurs qui partent à la retraite si l'on continue à supprimer environ 1000 places par an dans l'éducation?

En temps de crise il est nécessaire de faire des économies, mais est-ce en économisant sur l'éducation que l'on règlera le problème de notre pays. L'éducation a besoin d'être réformée, et nous ne remettons pas cela en cause, mais brader l'enseignement et se diriger vers une politique de sous éducation ne ferra que créer une population d'ignares déjà bien abrutie par la télévision au lieu de faire changer les choses! Pour sur nous n'aurons pas de pb budgétaire mais un peuple d'ignorant juste bon à applaudir son gouvernement!!

# Posté le mercredi 11 février 2009 19:58

Le Monde. L'université française, malade du localisme et du corporatisme, par Guy Burgel

Nous n'étions pas nombreux à l'été 2007 à dénoncer les menaces que la nouvelle loi sur l'autonomie des universités faisait peser sur l'enseignement supérieur. On avait apaisé les émotions étudiantes naissantes, en garantissant qu'on ne toucherait ni à l'absence de sélection à l'entrée à l'université ni au montant des droits d'inscription.

L'autonomie s'est trouvée alors parée des atours contradictoires que chacun voulait y voir. Les nostalgiques de 1968 et les rêveurs impénitents caressaient le mythe d'une autogestion enfin accordée. Les modernistes, de droite comme de gauche, se voyaient déjà à la tête de pôles d'excel-lence, délivrés d'une tutelle tatillonne et technocratique, les empêchant de grimper dans le classement de Shanghaï.
Certes, il y avait bien ce danger de pénétration plus massive de la société civile, donc des entreprises toujours suspectes, dans la pureté du monde des idées. Mais, là encore, des garanties furent données. Finalement, la plupart des établissements votèrent sans enthousiasme, mais sans fronde excessive, de nouveaux statuts conformes à la loi. Les Cassandre étaient seules. Et la ministre pouvait se réjouir d'une victoire facile et de la mission présidentielle accomplie.
C'était sans compter avec l'épine du statut des enseignants-chercheurs. En 1968, Edgar Faure, finaud, s'était bien gardé d'y toucher, en introduisant dans sa loi d'orientation la cogestion de tout : du budget, des études, de la recherche, par les différentes catégories de l'université (enseignants, administratifs, étudiants), à l'exception sacrée de l'évaluation et des carrières des enseignants, qui restaient leur domaine réservé.
Les socialistes de 1984 - égalitaristes à souhait sur la durée des services, au grand dam des professeurs titulaires, plutôt classés à droite - laissèrent prudemment subsister les principes essentiels des "libertés" universitaires : recrutement et jugement par les pairs, savant dosage de "qualification" par une instance nationale uniquement formée d'universitaires, élus et nommés, et élection par des commissions locales d'établissement. En confiant, malgré les laborieuses explications récemment données, l'essentiel de la gestion des carrières (modulation des services, évaluations périodiques, promotions) au président de l'université et à son conseil, le décret rompt avec ces équilibres traditionnels et déchaîne l'hostilité frontale, même parmi les partisans les plus habituels de la droite libérale, professeurs de droit en tête.
En soi, la prétention n'a pourtant rien d'exorbitant. On ne voit pas au nom de quel droit sacré ou de quel principe d'Ancien Régime, une instance dotée de pouvoirs de décision sur son avenir n'aurait pas la capacité de s'interroger sur la valeur et le destin de ses personnels.
Mais c'est là que l'erreur d'appréciation du gouvernement se transforme en faute politique. La ministre a négligé dans l'application de l'autonomie, ce que des décennies de malthusianisme budgétaire, de réformes pédagogiques hâtives, de dégradation matérielle et morale de la condition enseignante, bref de l'échec de la démocratisation de l'enseignement supérieur, avaient entraîné : le repli dans le localisme et le corporatisme. C'est une réaction de défense normale de toute communauté menacée dans sa légitimité et dans sa dignité.
En donnant à une autorité administrative (le président de l'université), fût-elle issue du sérail, la gestion des carrières, le décret ne change pas seulement le niveau de décision, il institutionnalise des pratiques jusque-là non écrites, dont les intéressés ont toute raison de croire qu'elles n'ont pas changé. La loi officialise et consacre le localisme et le corporatisme.
L'autonomie se mérite et surtout se prépare. Si l'on voulait absolument toucher aux carrières des universitaires, on aurait été mieux avisé de revaloriser leurs salaires et leur considération, d'unifier les corps d'enseignants et de chercheurs inutilement cloisonnés (titulaires du CNRS, de l'enseignement supérieur, maîtres de conférences, professeurs) et, pourquoi pas, d'organiser dans toutes les disciplines des concours nationaux de recrutement.
Au fait, pourquoi les professeurs de droit, si en pointe dans le combat actuel, ne rappellent-ils que, pendant longtemps, l'accès à la carrière s'est fait chez eux exclusivement par un concours d'agrégation ? Certes, pour éviter le départ précoce des meilleurs vers les grands cabinets d'avocats. Est-ce si spécifique de leur profession ? Et on ne sache pas que ces concours nationaux aient jamais empêché les mobilités ultérieures ni la formation d'équipes locales performantes.
Le statut des universitaires est un révélateur de la crise de l'institution. L'université n'a pas besoin d'un retour du jacobinisme ni d'une cure immédiate d'indépendance, mais d'abord de la considération matérielle et morale de la nation, autant que d'une prise de conscience interne de ses forces et de ses faiblesses. On ne réforme pas une société simplement par la loi, mais par l'espoir en soi et la confiance des autres. C'est ce dont manquent le plus les universitaires.

Guy Burgel est professeur à l'université Paris-Ouest-Nanterre-La Défense.
Article paru dans l'édition du 11.02.09.
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# Posté le mardi 10 février 2009 19:23

Enfin!!!

Enfin!!!
J'ai enfin trouvé ce que je cherché en musicologie!!!!
Et depuis j'ai la PATATE!!!!!!!!
Bien sur il a fallu attendre un évènement pour que ça arrive!!!! Et pas des moindres: un grève, ou plutôt une manif... 800 personnes environ aujourd'hui à 14h dans les rues de tours... il aura fallu d'une idée pour lancer le truc. Et si on chantait??
10h rendez vous est donné en musico, une petite dizaine commence à taffer des chants légèrement révolutionnaires... Bella Ciao et Hasta siempre... On voudrait changer le monde mais mon monde à déjà changé. J'ai compris ce que je voulais faire et que cela pouvait être entendu!!! Comme le disait une certaine personne que je ne citerai pas, "les gens ont besoins de leader." C'est stupides je sais, mais c'est comme ça!!
Quelques percussions, 2 guitoune, 5 personnes qui connaissent les chanson, et 35 photocopies, et les gens vous suivent! Loin de moi l'envie de les traité de panurgite aiguë!!!

Seulement aujourd'hui j'ai pu voir une jeunesse active, mobilisée et unie.
Unie par la musique, l'espoir d'une vie au moins aussi bonne que celle de nos parents.
J'ai vu une jeunesse qui il y a quelques temps était habitée par la fatalité sortir de ses gonds pour se rassembler!
J'ai vue une jeunesse qui voulait dire au monde, nous somme là, nous la France de demain, et vous ne pouvez construire ce monde sans nous.
J'avais perdue cette jeunesse qui croyais en ses rêves, aujourd'hui je l'ai vue dans la rue.
J'ai vue un mouvement uni, tous, profs, étudiants, personnel, sans distinction de race, de couleur, d'origine social, et loin des gué-guerres syndicales!
J'ai vue une jeunesse qui souriait!
J'ai vue une jeunnesse qui chantait, pour la liberté et l'égalité dans la fraternité!!!
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# Posté le mardi 10 février 2009 19:15